1976

1976 — CORRIDART — UNE RUE MONTRÉALAISE

Photomontage au coin de la rue Sherbrooke Est et Hotel‑de‑Ville.

Marc Cramer propose au départ un projet comportant un vaste triangle de sept prismes avec 21 panneaux de photos de trois rues du plateau Mont Royal. Le projet final est moins compliqué : Trois panneaux de montages photographiques de plus de 20 maisons choisies pour leurs détails architecturaux et leurs valeurs historiques.

Une rue Montréalaise est le compte rendu de la disparition et à la destruction en choisissant des édifices des 16 rues du plateau, Marc Cramer accorde un coup d’œil à ce secteur résidentiel tranquille qui n’est pas nécessairement visible pour les visiteurs faisant route vers les jeux olympiques. Le montage des images de Marc Cramer a l’aspect d’une ville fantôme, dénué de toute présence humaine. Les photos colorées à l’aérographe donnent à l’architecture bizarre, aux arbres verdoyants et à l’immensité du ciel une qualité lyrique et nostalgique qui ironiquement renforce la position précaire d’un grand nombre de résidences historiques de Montréal.

Anne Kaye

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Photomontage on Sherbrooke St. East and Hotel de Ville St.

Marc Cramer's original proposal described a large triangle made up of seven prisms with 21 panels of photographs of 3 streets in the Plateau Mont‑Royal. The final installation was less complex: three panels of montaged photographs of about two dozen buildings, chosen for their architectural details and historic value.

“Une rue montréalaise” records the deterioration and destruction of an historic neighbourhood. By selecting a variety of buildings from sixteen streets in the Plateau, Cramer provided a glimpse of this quiet residential area which was not generally seen by visitors making their way to the Olympic Games. Cramer's montage of images, devoid of human presence, has the air of a ghost town. The colourful, air‑brushed photographs invest the quirky architecture, luxurious trees and enormous sky with a lyrical, nostalgic quality that ironically reinforced the perilous position of much of Montréal's historic private dwellings. By placing the panels on metal supports, Cramer implies the uprooting of the streetscape, both physically and metaphorically. The intimacy and individuality of the small‑scale buildings in une rue montréalaise was made all the more poignant by its placement in front of an anonymous concrete apartment building.

Anne Kaye